Histoire d'une première Madness dans le coin... Je décide enfin de me bouger hors de la maison des bambous histoire de me ballader un peu dans Bangkok. Je chope le bus pas très loin de la baraque et descend à deux pas de la Chao Phraya, la rivière située du coté ouest de Bkk. Bon déjà le bus, il ressemble plus à une camionnette / van / truc à l'ancienne... donc forcement c'est bon délire, en Thaïlande, la baroude est même en ville, hé hé hé ! Bref, j'arrive sur place. Je sens bien un petit frémissement de madness. Ca va le faire ! D'ailleurs pourquoi est ce que je me suis pas bougé avant ? Le fait de savoir que je suis ici pour un an et que j'ai pas à me presser ? La chaleur, qui même si elle est pas non plus mortelle, te donne pas envie de faire grand chose ? La peur de la jungle urbaine ? Je sais pas trop mais en tout cas, là c'est de la bonne découverte dans Bkk qui s'annonce ma couille !!



Je me dirige vers la rivière. Un toss vendeur de je sais pas trop quoi choppe mon regard et me dit de venir le voir. Je fais deux pas en arrière et tente la conversation avec lui. Je sais plus trop ce qu'on se dit mais je dois reconnaître qu'au bout de 2 mn, on a un peu épuisé les sujets de discussion qu'on a dans notre langue commune qui est l'anglais. Hiiiiim, je suis un peu morveux là quoi. Bon bah à plus l'ami. La nana d'a coté se marre. Effectivement, ils ont le sourire facile dans ce pays, ça fait grave plaisir.
J'arrive à la rivière. Les bateaux bus vont et viennent assez rapidement. Je sais pas trop lequel prendre. Faut pas que je me plante de direction. J'embusque un peu le coin et choppe un bateau. Ca le fait putaaaaain. Les zics défilent dans les oreilles (weshhhhh Mongrain, les Rolling Stones... Manque plus que ce bon vieux Cale que j'ai pas retrouvé avant mon départ), le bateau speed bien mine de rien. Entre chaque arrêt, les marins toss sifflent comme des dingues dans leur sifflet (hiiiiim), tain ouais, c'est aussi le bled du bruit à fond Bkk. Les paysages défilent. C'est de la ville quoi. Avec des bons trucs à voir en même temps. Voici un apperçu...
A un moment on passe devant le Wat Arun. Je vais pas faire le guide touristique mais c'est un temple et euh... voila. Je le voyais plus grand le bordel... C'est beau quand même...
Bon ouais, je continue sur le bateau. Je suis un peu morveux là, je sais pas trop à quel stop m'arrêter. Bah, on verra bien (On verra d'jà, hein procrasssss !!!!). D'autres photos...
Hiiiim, je reprend cette tosserie de message... 3 semaines après... Bon bah ma mémoire est un peu cramée mais je vais esayer de me souvenir. Ah ouais, bah finalement je me suis arraché du bateau et j'ai commencé à me ballader. L'humus guidait mes pas, l'asphalte accrochait bien malgré la sale odeur qui s'en dégageait. Aeeehhhmm. Bon, j'étais un peu en emsucade avec ma carte de Bangkok sous les yeux, hiiiim, j'suis où là ? Je vois à peu près. Je me dis que je vais rejoindre la maison des Bambous à pieds mais avant ça je vais aller à un endroit mais je me souviens plus duquel... Bref, y a une sacrée trotte à faire quand même... Je me souviens quand même que j'ai continué tout droit. C'est très important ça de continuer tout droit. Le mieux c'est d'avoir la main en visière, le regard un peu vide, les yeux plissés, le sourire crispé, la langue sortie... Et marmonner à tout bout de champ surtout. Très important ça ! Ca aide à pas se sentir trop paumé, ça rappelle le Portugal. Terre de toss et de tosserie, origine du monde, de l'embuscade, de la madness, de Jean Louis et Odette avec leur PowerPoint et leur Call conference et leur vieille posture de mecs trop importants qu'ils prennent dans l'ascenceur, à 8h30 du matin en arrivant au travail. Enfin, j'dois dire que j'étais un peu perdu quand même, bon ça... Ca donne ça...
Hiiiiim, je continue donc. A un moment, des toss m’interpellent. Des jeunes assis à une table dans la rue, bouteille de tease à la main. Je continue d’avancer, mais plus lentement, en souriant (très important ça aussi, faut choper le sourire Thaï… pas simple). Un mec, me montre un tabouret, « vas y ma couille, assieds toi quoi » (note de l’auteur : ne comprenant rien au Thaï, je me permets quelques libertés en ce qui concerne la traduction de certaines phrases). Je m’assoie. Je sais plus trop ce qu’ils me demandent surtout qu’ils parlent pas tous Anglais. Ca tourne autour de Zidane, de où je viens, de ce que je fais, des nanas… La classique rencontre au bout du monde : le foot, ta vie et les meufs… En tout cas, c’est bonne ambiance, les shots passent entre mes mains assez régulièrement je dois dire.
On continue comme ça un petit bout de temps puis je remarque que des mecs à une autre table jouent de la gratte. Je vais les voir. L’un a une bonne dégaine, cheveux mi longs bouclés, vieux poils qui trainent sur sa tronche, bob enfoncé sur la tête. Y a deux ou trois vieux qui trainent aussi sur des chaises à côté. Et puis les mecs carburent aussi au Whisky. D’ailleurs ouais, c’est du Regency à 40 degrés je crois. C’est marrant parce qu’il passe plutôt bien, tu sens pas trop l’alcool (enfin on se comprend). Du coup tu bois ça facilement et t’es vite HS. Vicieux… Je leur taxe la gratte. Les mecs hallucinent sur les roulements Flamenco et sur mes petits doigts dexters. En plus, c’est cool des trucs qu’ils connaissent pas certains trucs que je leur montre. Ils découvrent… Flamenco ? Ouh laaaa, c’est loin pour eux ce truc. Dommage ils ratent quelque chose. On s’échange les grattes. Les mecs jouent du Scorpions, enfin je connais pas la chanson mais il paraît que c’est ça. On se montre des trucs, on discute. Les vieux s’en mêlent… Ca reparle Foot de temps en temps. On parle dans un Anglais assez basique et quand on se comprend pas, c’est pas grave. De toute façon, c’est simple, quand tu cales pas quelque chose, tu réponds « Zidane » et là leur tête s’illumine immédiatement, crrrrrr !!! Au final, le toss qui joue de la gratte repart avec un papier sur lequel il y a écrit ces quelques mots magiques : « Flamenco », « Paco de Lucia », crrrrrrr. Tout ça en lui ayant fait écouter un peu de bon son avec mon MP3. Faut convertir les foules putain !!!!
Je finis par me barrer tout content de cette putain de rencontre. On me disait que les Thaïs n’accostent pas trop les gens car pour eux c’est malpoli… enfin je crois. Bref, suis-je tombé sur des exceptions ? J’en sais rien mais c’était buen en tout cas !
En marchant, je me rends compte que je suis bien torché quand même. Je continue mon chemin vers Chinatown et me dis qu’il faudrait bien que je me trouve un truc à grailler. Des taxis s’arrêtent de temps en temps pour me proposer une course, l’un d’entre eux me propose d’aller voir les filles. Hiiim, ahh euhhh naaan pas moiiiiii, aaahhh !! Je descends jusqu’au monument de la victoire ou un truc dans le genre. Tain, la circulation est mad, même le soir. C’est tout un bordel pour traverser, t’as trop peur de te faire rétamer par un Thaï en furie…
Je finis par me barrer tout content de cette putain de rencontre. On me disait que les Thaïs n’accostent pas trop les gens car pour eux c’est malpoli… enfin je crois. Bref, suis-je tombé sur des exceptions ? J’en sais rien mais c’était buen en tout cas !
En marchant, je me rends compte que je suis bien torché quand même. Je continue mon chemin vers Chinatown et me dis qu’il faudrait bien que je me trouve un truc à grailler. Des taxis s’arrêtent de temps en temps pour me proposer une course, l’un d’entre eux me propose d’aller voir les filles. Hiiim, ahh euhhh naaan pas moiiiiii, aaahhh !! Je descends jusqu’au monument de la victoire ou un truc dans le genre. Tain, la circulation est mad, même le soir. C’est tout un bordel pour traverser, t’as trop peur de te faire rétamer par un Thaï en furie…
Je me trouve un petit resto, plutôt un bouiboui, et me chope une soupe de nouille (merci de nous raconter ça Thomas, c’est intéressant dis moi). C’est là que je sens le plus la tease et puis le piment n’arrange rien. Enfin ça va quand même, ça alimente de façon artificielle la madness. Je repars et arrive enfin sur Chinatown. Dans la rue, c’est le marché, les toss te vendent de tout et de n’importe quoi. Fringues, DVD gravés, bouffe, ordinateurs et téléphones de seconde main, etc. Et puis n’importe qui vend ces trucs. Ainsi, et toutefois s’il en est, je dois dire que ça fait bizarre de voir des gamines d’une dizaine d’années tenir un mini business… Et puis y a du monde sur le trottoir, c’est le bordel quoi.
Je traîne un peu et m’arrache, toujours direction le bas de Bangkok pour rejoindre la maison. Mais ça fait encore loin et je fatigue. Je vais me prendre un taxi. Je galère pas mal pour en trouver un pourtant y en a pas mal de libres qui passent devant moi. Je dois pas encore être au point en ce qui concerne ma manière de les appeler. Finalement c’est un Tuk tuk qui s’arrête, je négocie vite fait la course. Je le fait passer de 100 THB à 80. Génial, j’économise 40 centimes (ou un repas, comme vous voulez), la course ne me coûte plus que 1,7 euros... Je me pose et profite. J’arrive à la baraque. C’est fini. First madness in Bangkok, première session découverte, y’en aura d’autres…
1 commentaire:
You write very well.
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